Nous voilà en Chine. Pour traverser le pays avec notre véhicule, nous sommes obligés de payer un guide. Nous voyageons donc avec 7 familles françaises pour diviser les frais. 
Un guide devant, un guide derrière et nous voilà tous prêts à envahir ce pays peuplé de plus de 1,4 milliard de chinois.
On a de la chance, dans notre convoi francophone, ils sont tous sympas. Les enfants ont tous entre 6 et 9 ans, et trois ados. Nous nous apprêtons à boire quelques apéros durant ce mois de septembre. Je le confirme, nous vivons notre meilleure vie. La famille, les amis, le voyage et les apéros sont ce que je préfère au monde, je suis gâtée !

Nous venons de visiter les grottes de Yungang, près de Datong, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Aujourd’hui, nous allons sur la grande muraille, la grande muraille de Chine, nous allons fouler les pavés, les pierres de la grande muraille de Chine. Nous ! Moi ! J’ai dû mal à réaliser.

Je ne veux plus jamais arrêter de voyager, de découvrir et de rencontrer des gens aux mêmes envies, aux mêmes valeurs.

Nos enfants se mêlent à cette pierre vieille de quelques millénaires. Ils s’interrogent pour comprendre comment les hommes, nos ancêtres, ces bâtisseurs ont pu construire de si grands édifices. Ils partagent leurs connaissances entre deux blagues. Les avantages de ce convoi sont ces soirées à rallonge qui nous rappellent l’été, chez nous. Chez nous, c’étaient ces moments passés en famille ou entre amis, dans la douceur du soir. Ici, on les passe avec ces amis voyageurs, partageant tous les trucs et astuces pour supporter notre quotidien dans si peu de mètres carrés, ou même comment prolonger notre périple, pourquoi ne pas passer plus de temps en Amérique du Sud… On sort la crêpière et on sort les bières. A la Chine ! Je chante à qui veut l’entendre que je ne rentrerai jamais (Pardon Maman ! Pardon Belle-maman !). Je ne veux plus jamais arrêter de découvrir autant de merveilles sur cette terre.
Les chinois nous sourient sans cesse, agrippant nos enfants, jalousant leurs longs cils. Je me sens bien au milieu de toutes ces dents en vitrine. Trois jours de cette Chine et je suis assoiffée, je veux en voir davantage, l’eau à la bouche.

*Quelques jours plus tard, ça y est… Nous avons marché sur la Grande muraille ! Nous ! Moi ! J’ai dû mal à réaliser. Loin d’être un objectif, ni même un rêve, mais on a marché sur la Grande muraille de Chine ! Quelle émotion. Et puis quel magnifique paysage. Nous avons gravi celle de Badaling, nous avons eu peur, c’est la plus touristique. Mais en fin de journée, tout est allé, on a pu voir le soleil se coucher, nos enfants courir dans la joie et l’émerveillement, j’ai pu serrer la main de mon cher et tendre et partager tout ce bonheur dans ses yeux.

Partir en voyage et ne jamais se soucier de la date de retour, c’est bien ça le paradis. Se rendre compte qu’aucune vraie barrière n’existe, que voyager est en fait si facile. Faut juste bien ouvrir ses yeux, ses oreilles et son cœur.

La Chine est une belle surprise malgré le rythme effréné que nous impose notre visite à durée limitée. Nous continuons à nous faire photographier à chaque coin de rue, comme des stars, nous jouons le jeu avec plaisir, ils sont ravis.
Nous venons de visiter la vieille cité de Pingyao, et quelle ambiance. C’est la Chine que j’attendais, celle des décors de cinéma. Tout y était, les lanternes rouges, les rues grouillantes, les pâtes artisanales découpées à la volée dans le bouillant bouillon, les voix assourdissantes de quelques centaines de chinois autour, une musique zen flottante. La balade au clair de lune s’avère douce et apaisante, le climat y est familial. Quelle douceur nos instants de vie.

Nos enfants n’ont que le soucis de vivre au jour le jour. On assiste à leur épanouissement permanent, Nina dévore les livres comme une course contre la montre pendant que Roméo prend le temps de faire son sport quotidien, le but étant d’avoir des tablettes de chocolat, impossible à trouver en Chine ;) 

Nous avons rendu visite à l’armée en terre cuite, tous étaient là. Pas moins de 8000 soldats, ils nous attendaient. Ils ne nous ont pas déçu. Nous avons eu le droit à un accueil en grandes pompes, merci les gars c’était super !

Franchement, on en prend plein les yeux, je m’efforce d’imprimer chaque instant dans ma mémoire pour les années à venir, pour les jours gris. Ne jamais se lasser d’autant de beautés, ne jamais se blaser d’avoir autant de chance, ne jamais sous estimer son audace.

Je grandis les gars, je grandis !

Et ce dont je suis certaine maintenant c’est qu’il n’y a pas de vraie ou fausse vie. Il faut juste être au bon endroit au bon moment, tout en continuant à pouvoir se blottir dans ses bras chaque soir où que nous soyons. 

 

 

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2 commentaires sur “1,4 milliard et moi et moi et moi

  1. J ai beaucoup de plaisir à te lire Alex. On ressent le plaisir que tu prends, l amour du voyage, des découvertes et du temps passé ensemble. Bonne route à tous les 4

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