Voilà bien longtemps que je n’ai pas laissé de trace ici. Nous sommes à la cool, à la laotienne. Le temps se perd. Sortis de la Chine, nous entrons dans une nature aux 50 nuances de vert, luxuriante et un peu folle.

Où que vous posez le pied, soyez sûrs qu’une demi-douzaine de fourmis est déjà sur vos semelles. Les cocotiers sont là, à perte de vue, remplis de noix. Et maintenant, je peux vous dire que cette espèce fait partie de mes arbres préférés, si vous avez un cocotier dans votre jardin à 50 ans, on peut dire que vous avez réussi votre vie 😉(il me reste encore de belles années pour en planter un…)

Les drapeaux flottent aux façades des Guest house qui bordent notre route. Les gens sont très gentils et très souriants. « Sabaidee » est le mot d’ordre ici, on vous souhaite vraiment une bonne journée, c’est le mot de passe pour un sourire, pour un échange.

Le pays a gardé les traces de notre colonisation française, les panneaux des écoles sont restés écrit dans la langue de Molière, le nom de certains restaurants, et leurs menus accordent encore une place à notre gastronomie : raclette, fondue savoyarde…

Notre envie de fromage s’efface peu à peu, par 35 degrés, on ne mange quasiment plus chaud. Chaque geste nous fait perdre quelques centilitres de sueur. Certaines nuits sont difficiles. Pas un brin d’air dans notre maison, quasi pas un souffle.

Nous cherchons souvent la rivière pour la nuit. Comme l’autre soir. Nous avons demandé aux moines l’autorisation de rester la nuit dans l’enceinte du temple avec l’accès à la rivière. Gentils, ils nous sourient en acceptant. Nous avons donc pu fermer les yeux jusqu’à 2h. Jusqu’à…. « hello, hello,…toc,toc,toc », lampe torche dans les yeux, je remonte le drap. Oui, nous dormons fenêtres ouvertes et volets entre-ouverts pour risquer un peu d’air. Bruno sursaute et sort du lit à la vitesse de la lumière. C’est la milice du village. Erreur de débutant. Nous avons oublié de demander l’autorisation au chef du village. Après 30 minutes de négociations, après les photos de nos passeports, les hommes nous laissent finir notre nuit, nous partirons le lendemain matin. Les enfants peuvent continuer à dormir sereinement. Chaque village a son chef, sa milice, sa police et son temple.

Je ne peux pas rattraper ici tout ce que l’on a vécu depuis le 30 septembre, notre rencontre fortuite avec les éléphants, la fête à Luang Prabang, notre séjour au temple Wat Aham, Vientiane, la capitale et ses produits français, l’incontournable Mékong, les laotiens, et Papao, mon écolier préféré…
Les sourires des miens, surtout, partout.

Nous continuons et nous continuerons, quelque soit notre itinéraire, à mener une belle vie. Chaque jour, nous nous aimons plus fort. Le quotidien que nous nous sommes créé nous rend la vie plus extraordinaire.

Merci la vie.

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